Le trans-media, ce terme à la mode...


Ce post est la première partie de plusieurs qui seront dédiés au trans-média...

Il y a 10 ans, personne ne connaissant l’expression « trans-media ». Elle est pourtant devenue l’une des expressions les plus à la mode aujourd’hui, aussi bien qu’on l’entend dans toute discussion sur du contenu. Mise à toutes les sauces dans la plus grande confusion, elle est régulièrement utilisée au lieu de « cross-média », par exemple. Pourtant il ne faut pourtant pas confondre les deux.

Le cross-media, c’est la capacité de prendre un contenu et de l’adapter sur plusieurs média (ou supports). Par exemple, quand les livres de Harry Potter sont adaptés en films, il s’agit de porter un contenu existant d'un support écrit à un support filmé. Cela n’en reste pas moins le même contenu qui est adapté. Ce qui n’enlève rien à la qualité du titanesque travail d’adaptation pour passer d’un support à un autre, la distinction entre cross-media et trans-media n’ayant rien à voir avec la qualité et la difficulté du travail...

Le trans-média est plutôt une manière d’adapter un contenu sous plusieurs formes, chacune d’entre elles ajoutant au contenu original. Par exemple, lorsque Buffy contre les Vampires voit ses saisons 8+ exister sous forme de bande dessinées uniquement, nous sommes dans un cas trans-médiatique typique : ce nouveau contenu étend et influence le contenu originel.

Même si ça peut sembler facile de voir la différence, tout cela reste assez théorique et cette approche est un peu simplifié, mais fera l’affaire dans le contexte du présent post.

J’ai eu presque malgré moi beaucoup d’expérience avec le trans-média avant même de pouvoir lui donner un nom, simplement à force de travailler avec le Japon. L’industrie de l’animé et du manga est extrêmement habituée aux techniques trans-media et cross-media, jusqu’à récemment on peut même dire que c’était la plus avancée du monde. Il m’est arrivé plusieurs fois alors que j’étais à la tête de Kazé de jongler avec plusieurs éléments d’une licence pour lui permettre de fonctionner pleinement. Par exemple, pour la série Nana le contenu était (a) un manga originel qui était adapté en (b) une série animée de 50 épisodes et (c) un film live. Il y avait aussi (d) un roman spinoff, mais comme c’était un show musical il y a eu 2 chanteuses attachées à l’univers de la série respectivement (e) Olivia et (f) Anna Tsuchiya. On pourrait encore rajouter à ça les univers de modes inspirés de Nana par exemple. On voit bien ici comment des éléments aussi différenciants que la musique peuvent être insérés dans un contexte trans-médiatique ajouter à l’univers originel...

Dans ma vie, je n’ai jamais eu l’occasion de parler qu’avec deux personnes avec qui je suis totalement en phase pour ce qui concerne le trans-media : Anthony Roux (Tôt), le co-fodateur et directeur créatif d’Ankama, et Fabien Fournier, auteur et réalisateur de la websérie la plus connue d’Europe, Noob. J’éprouve une infinie estime pour eux sur ce sujet. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas d’autre à travers le monde que je n’ai pas eu la chance de rencontrer qui comprennent de quoi on parle…

A venir : comment la gestion du trans-média diffère de l’approche classique.

#blog

Articles récents
Archive
Recherche par Tags
Pas encore de mots-clés.
Nous suivre
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • YouTube Social  Icon
  • Google+ Basic Square
Follow us   

 

 

 

  • Wix Facebook page
  • Wix Twitter page
  • YouTube Social  Icon
  • LinkedIn Social Icon
  • Wix Google+ page
Contact us   

contact@ynnis.net

 

 

© YNNIS INTERACTIVE 2015. Tous droits réservés.

CGU